Le Centre Social Eclaté de Saint-Martin-Boulogne accueil et envoi depuis 2016 des volontaires européens dans le cadre du programme “Service Volontaire Européen” appelé aujourd’hui “Corps Européen de Solidarité“.
Découvrez ci-dessous le témoignage de Lukas arrivé d’Altach en Autriche en septembre 2020, après un voyage de 1600 km en vélo.
A PROPOS DE MOI
—-

Je m’appelle Lukas Grabher et j’ai 20 ans. Je suis né en 2000 dans un petit village en Autriche/Vorarlberg qui s’appelle Altach où j’habitais dans une maison avec ma mère, ma grand-mère et ma sœur. J’y ai grandi et j’y ai passé ma vie jusqu’à 2020. En 2019 j’ai réussi “mon Matura”, équivalent du Bac, et ensuite j’ai terminé mon service civique qui est toujours obligatoire en Autriche. Dans celui-ci j’ai travaillé avec des personnes handicapées dans une maison de seconde main pendant 9 mois.

Après cette expérience, je ne voulais pas encore démarrer mes études, mais encore plus important, je voulais déménager! Afin que je puisse faire ça, sans dépenser plein d’argent, j’ai décidé de quitter mon pays natal et faire un projet du Corps Européen de Solidarité (CES) en France. Ma motivation pour le projet ? J’aimais découvrir la culture française, être plus autonome et indépendant, sortir de ma zone de confort, faire des connaissances, améliorer mon français, partager ma vie dans un autre pays, etc.

Puisque le début du projet était prévu pour le 21 Septembre et j’avais rien prévu après mes vacances en Corse cet été, j’avais l’idée de prendre mon vélo électrique et faire mon voyage vers le nord de la France, et c’est ce que j’ai fait en août 2020.


   

MON VOYAGE A VELO
Je suis parti le 21 août 2020 à 9 heures du matin. J’avais avec moi: mon vélo, ma tente, mon matelas de camping, mon sac de couchage, mes vêtements et environ 100 trucs “au cas où”. D’abord j’ai traversé la frontière suisse, ensuite la frontière avec l’Allemagne pour dépasser la ville de Bâle et arriver en France/Alsace après 5 jours. A partir de maintenant il y avait uniquement une direction, vers le nord !
En Allemagne et en Suisse on parle allemand, également comme en Autriche. Même si ça changeait évidemment quand j’ai dépassé la frontière de la France, je me sentais toujours à l’aise en contact avec les Français.
J’ai dormi sur les places de camping et dans la nature mais aussi dans des jardins où dans des maisons, j’ai même passé 2 nuits dans un bateau sur la Saône. Je ne m’attendais pas à ça que les Français soient si bienveillants, j’étais vraiment déjà étonné. On ne m’a jamais rejeté, pendant mon voyage et j’ai passé des moments merveilleux immergé dans la culture française (même si encore en “Franglais”).
J’ai dépassé plusieurs villes en France/Allemagne/Suisse, de Constance, Bâle, Mulhouse, Besançon jusqu’à Nevers, Orléans, Paris et Amiens.
1.600 km, un mois, beaucoup d’expériences et connaissances plus tard j’ai terminé mon voyage à vélo quand je suis arrivé à Saint-Martin-Boulogne, où mon projet va démarrer.
LE DEBUT DU TRAVAIL
21 septembre 2020 : Le premier jour, j’ai rencontré Yacine, ma tutrice pendant ma mission, et Eric, le directeur du Centre. Même si j’avais déjà passé un mois en France et que j’avais appris le français pendant 4 ans à l’école, j’étais perdu lorsque tout le monde commençait à parler français. Malgré ça, ce n’était pas une mauvaise expérience, mais je me suis très vite rendu compte que je devais améliorer mon français si je voulais m’intégrer en France.
Cette semaine Yacine m’a présenté aux autres collègues avec qui j’allais travailler pendant ma mission. Puisque l’organisation est divisée en 3 centres : Ostrohove, Malborough et Centre. Il y avait beaucoup de gens à rencontrer. Dans la même semaine, je faisais l’accompagnement scolaire pour la première fois, guidé par les services civiques et Yohan, qui est animateur. Là aussi, j’avais des problèmes au début, avec la communication et la compréhension. Mais Yohan m’a aidé tout de suite quand il a capté que j’étais dépassé par la situation.
Le lendemain il y a avait un séjour à Montreuil avec des séniors. Bien que mon français était le même, je me sentais plus à l’aise en parlant avec les séniors. Ils m’ont donné le sentiment que je parlais déjà bien français, même si ce n’était pas le cas. En septembre, Il y avait plein d’activités et sorties comme ça, en dehors de l’accompagnement scolaire. Nous avons cuisiné avec des seniors et un chef, visité Nausicaà, nous sommes allés patiner avec des familles et on a regardé un match de Basket au stade.
Malheureusement, après seulement 6 semaines, le 5 novembre je devais déjà partir à cause du confinement qui rendait ma mission et mon travail impossible. C’était dommage mais on n’avait pas vraiment le choix et aussi Yacine a immédiatement préparé un nouveau contrat. Comme ça j’étais soulagé que mon projet allait reprendre à partir du 12 janvier.
DEUXIEME FOIS ARRIVE 
Comme prévu, je suis revenu le 12 janvier, mais cette fois je n’étais pas seul dans l’appartement car Mikkel est arrivé. Il est volontaire européen comme moi et vient du Danemark. Moi j’étais content de ne plus être seul dans l’appartement et généralement en tant qu’étranger. Nous ne travaillons pas ensemble tous les jours parce que nous sommes séparés entre les centres mais ensemble nous faisons un projet concernant le développement durable. Nous avons préparé deux sondages : un pour les enfants et l’autre pour les ados et les adultes. L’objectif était de sensibiliser les habitants et les enfants et faire par exemple des activités sur le tri des déchets.
Même s’il y avait des différences par rapport à septembre à cause du Covid, le travail est toujours très varié et ça me plaisait depuis le début. Au fur et à mesure, Mikkel et moi parlions de mieux en mieux français. Ca nous a permis de faire des évènements avec Yacine où on partage notre expériences avec d’autres centres qui veulent accueillir des volontaires et également avec des ados qui veulent partir à l’étranger.
En parlant avec les habitants, je partage ma culture tous les jours, même inconsciemment. Ce sont des petites choses comme les habitudes, la politesse, le comportement dans des situations particulières, les banalités, etc.. Mais pour moi il n’y avait pas de grand choc de culture. Au contraire j’étais plutôt surpris qu’il y ait peu de différences entre nos pays. Je crois que nous partageons la même culture et les valeurs européennes. Cela facilite la convivialité en Europe.
A l’accompagnement scolaire, j’ai également partagé un peu la langue allemande et avec Yohan nous avons fait une présentation sur l’Autriche avec Google Earth où nous pouvions montrer et comparer les paysages et expliquer un peu aux enfants la géographie, l’Europe et qu’est-ce qu’une frontière.
Malheureusement, mon projet sera terminé le 29 Novembre 2021. Puisque j’aime bien ma vie ici, la langue et les gens en France, j’aimerais bien rester encore en France et faire mes études en France à partir de septembre 2022. C’est pour ça que je cherche déjà un projet ou un travail pour janvier 2022. J’adorerais travailler avec des gens dans un métier social, mais en général je suis très ouvert concernant le travail et je dirais que je me peux adapter facilement.

Tu veux en savoir plus sur le Corps Européen de Solidarité ? Rends-toi sur cette page ou inscris toi à une réunion d’information en ligne en cliquant ici
Tu aimerais poser des questions à Lukas ou au Centre social éclaté ? C’est ici : europe@centresocialeclate.com
Mobiite Haut De France

Rejoignez notre newsletter

Inscrivez-vous à notre liste de diffusion pour recevoir les dernières nouvelles et mises à jour de notre équipe.

You have Successfully Subscribed!